La première conférence internationale sur la sortie des énergies fossiles s’est achevée le 29 avril 2026 à Santa Marta, en Colombie. Organisée conjointement par la Colombie et les Pays-Bas, elle a réuni 57 pays autour des enjeux de transition énergétique et de réduction de la dépendance aux énergies fossiles.
Parmi les États représentés figuraient des pays producteurs de pétrole comme le Brésil, le Canada, la Norvège ou le Nigeria, des membres de coalitions engagées en faveur d’une sortie des énergies fossiles - notamment la Colombie, l’Espagne, la France ou le Kenya - ainsi que plusieurs pays particulièrement exposés aux effets du changement climatique, comme Tuvalu, Trinité-et-Tobago, l’Ouganda ou le Bangladesh.
Pierre Wokuri, titulaire de la chaire ECODETER, a participé à cette conférence dans le cadre de ses recherches de terrain menées en Colombie au printemps 2026 sur les dimensions politiques et internationales des transitions énergétiques.
Avec Philippe Le Billon (Université de British Columbia, Vancouver), Pierre Wokuri analyse ces enjeux dans un article publié par The Conversation. Ils y interrogent les conditions nécessaires pour transformer ce moment diplomatique en un mouvement international capable de produire des réformes structurelles et des politiques publiques à la hauteur de la crise climatique actuelle.
Dans le prolongement de cette réflexion, ils ont également cosigné une tribune publiée dans Le Monde, consacrée aux limites d’une « gouvernance incantatoire » du climat et aux conditions d’une action internationale plus contraignante et opérationnelle.
Pour de nombreux participants, cette conférence pourrait constituer un moment historique dans la structuration d’une coalition internationale d’États volontaristes engagés dans la sortie du pétrole, du gaz et du charbon.