Pour l'Agora des Transitions du 07 avril, le Campus de Caen de Sciences Po Rennes a accueilli Andra Riandita, post doctorante en Innovation & Business et spécialiste des start-ups vertes.
Invitée par Gaëlle Petit pour intervenir notamment sur le master ORIT, Andra Riandita est professeure à l’Université de Stavanger (Norvège). Titulaire d’un doctorat en économie industrielle et gestion, ainsi que d’un master en sciences et technologies de l’environnement, elle a reçu des bourses d’excellence couvrant l’intégralité de ses études supérieures. Son parcours international l’a conduite à vivre et travailler en Indonésie, Suède, Italie, France, Irlande et Japon, des pays qui ont tous, à différents moments de sa vie, façonné sa vision globale de la durabilité
Recherches sur l’innovation durable
Andra Riandita s’intéresse à la manière dont les start-up vertes sont un moteur d’innovation dans la transition environnementale. Elles challengent par leur créativité et leur dynamisme les grandes entreprises, dont la taille et la position dominante favorise l’inertie. C’est un nouvel écosystème entrepreneurial qui se développe pour éclairer les angles morts de nos systèmes de production et de distribution. Elle s’intéresse aussi aux récits qui entourent ces start-up. Elle cite notamment l’idée reçue selon laquelle ces entrepreneurs verts seraient plus motivés par le profit que par des valeurs environnementales. Récit qu’elle déconstruit dans ses recherches, ayant pu constater les valeurs qui animent ce groupe.
Économie circulaire et initiatives émergentes
Andra analyse ainsi les mouvements et initiatives relatives à l’économie circulaire. La tête de proue de ces start-up, Too Good to go, s’attaque au problème des invendus alimentaires en se plaçant comme intermédiaire entre vendeurs et particuliers grâce à une application mobile qui les propose à prix réduit. Si elle s’est d’abord intéressée à l’industrie alimentaire, elle élargit désormais ses champs de recherche pour y intégrer l’industrie textile (Vinted, Reli) et le secteur de l’énergie (Compera).
La conférence a aussi été l’occasion de faire découvrir le campus à la communauté étudiante indonésienne de Caen qu'elle a invitée.