Son parcours
Maëlle Blanchard est diplômée de Sciences Po Rennes en 2021. Après une année de licence d’histoire, elle intègre Sciences Po Rennes en 2016 en première année. Un emploi d’été entre la première et la deuxième année au service de l’état civil de la mairie de Rennes nourrit son envie de travailler dans le secteur public. Son intérêt est ensuite conforté par un stage au cabinet du président du Conseil départemental de Maine-et-Loire à la fin de sa deuxième année.
Sa troisième année à l’étranger marque un tournant : elle part à La Haye pour un semestre au sein du programme "European Studies" puis réalise six mois de stage à la Cour pénale internationale, au centre de documentation. Elle y assiste les équipes de la Cour dans la recherche de sources et de documentation, en lien avec différentes affaires et zones géographiques, découvrant à cette occasion les principes de la justice restaurative.
De retour en France, elle intègre le master Jugement et autorités publiques (JAP) en quatrième année. Parallèlement, elle s’engage fortement dans la vie associative de l’école, notamment comme secrétaire générale deSPRJC en deuxième année, puis présidente dans le cadre du module projet en quatrième année, une expérience qui lui permet une mise en situation concrète de gestion d’une structure, d’équipe et de clients. Elle réalise également un stage à la préfecture d’Ile-de-France, au sein du service de la prévention et des urgences sociales (en charge notamment des opérations de mise à l’abri des migrants), renforçant encore son intérêt pour les politiques publiques à fort impact social.
Souhaitant intégrer rapidement le marché du travail à l’issue du confinement, Maëlle choisit en cinquième année un master 2 Management des risques et de la qualité, effectué en alternance chez Harmonie Mutuelle. Cette immersion dans le secteur de la complémentaire santé lui permet de découvrir le champ de la protection sociale et les enjeux d’accès aux soins.
Son métier
Aujourd’hui, Maëlle Blanchard est chargée des relations internationales au sein de la direction générale de France Travail, plus particulièrement au sein de la direction relations extérieures. Cette direction travaille en lien étroit avec de nombreux acteurs institutionnels : élus locaux, parlementaires mais aussi partenaires européens et internationaux tels que les services publics de l’emploi étrangers et les institutions internationales (Commission européenne, Organisation Internationale du Travail, OCDE, etc.).
Son poste couvre plusieurs dimensions. Au sein du département « affaires européennes », elle contribue aux travaux du PES Network (réseau de services publics de l’emploi européens). Ces échanges permettent de partager des pratiques, réfléchir collectivement à des enjeux qui dépassent les frontières nationales (comme l’emploi des seniors, des personnes en situation de handicap ou encore le développement des compétences pour les filières en tension) et même parfois à co-construire des projets.
Maëlle est en charge de missions de benchmark : lorsqu’une nouvelle politique ou un outil innovant est envisagé par France Travail, elle mène des enquêtes auprès des autres pays européens afin d’identifier les bonnes pratiques existantes. À l’inverse, elle répond aux sollicitations de partenaires étrangers intéressés par les dispositifs français. Son quotidien alterne entre analyse des demandes internes et externes, enquêtes, liens avec les experts des directions « métier » ou techniques, rédaction de notes de synthèse, organisation d’événements d’apprentissage mutuel autour d’enjeux communs, le tout majoritairement en anglais. Ce poste requiert à la fois des compétences linguistiques solides, un sens aigu de la diplomatie, des capacités d’analyse et de synthèse, une bonne connaissance du contexte politique, économique et institutionnel français et européen ainsi qu’une capacité à créer et entretenir des relations partenariales durables.
Ce que Sciences Po Rennes lui a apporté
Pour Maëlle Blanchard, Sciences Po Rennes est avant tout une formation qui lui a permis de développer une curiosité intellectuelle sur un large éventail de thématiques : géopolitique, politiques économiques et sociales, langues étrangères, droit, etc. et d’acquérir une vision globale des grands enjeux contemporains. Cette culture générale constitue aujourd’hui un atout essentiel pour analyser des situations internationales, contextualiser les échanges et nourrir les réflexions stratégiques en interne.
L’école lui a également transmis des compétences clés en analyse, rédaction et synthèse, indispensables pour produire des notes claires et efficaces, briefer des interlocuteurs ou présenter des données chiffrées et des éléments de contexte politique. La forte valorisation des langues étrangères et, surtout, l’année à l’étranger ont été déterminantes pour son poste actuel, en renforçant son aisance en anglais et sa capacité à évoluer dans des environnements multiculturels.
Enfin, son année à l’étranger lui a permis de découvrir d’autres méthodes d’apprentissage, plus interactives et moins théoriques, à travers des simulations du Parlement européen par exemple. Autant d’enseignements qui continuent aujourd’hui d’alimenter sa pratique professionnelle et sa capacité à prendre du recul sur les politiques publiques.