Alison Lesdos

Doctorante à l'Université Grenobles Alpes
Diplômée en 2024
Master INSITU
© Alison Lesdos et Sciences Po Rennes

Son parcours

Après un bac S en 2018, Alison Lesdos rejoint la classe préparatoire scientifique PCSI de Victor Hugo à Caen. Si elle apprécie le côté scientifique, elle réalise son appétence pour les sciences sociales et cherche à s’orienter vers une formation davantage pluridisciplinaire. Elle intègre une L3 en Mathématiques et informatiques appliquées aux sciences humaines et sociales. Elle candidate ensuite à divers Sciences Po et se voit proposer un master de recherche à Sciences Po Lille et le master In Situ de Sciences Po Rennes. Hésitante sur le côté recherche, intéressée par la maquette d’In Situ et rassurée par l’alternance proposée, elle choisit le master du campus de Caen. 

Ce qui me faisait envie avec le master In situ, c'était vraiment la dimension développement durable, transition écologique, énergétique et l'aspect pays du Nord

Elle effectue ensuite une année préparatoire proposée aux élèves entrant en M1 à Sciences Po Rennes, qui consiste en un premier semestre de cours à Sciences Po Rennes et un second à l’étranger. Alison a apprécié ce temps de réflexion et d’adaptation. Partie en stage à Lund en Suède dans une association d’inclusion sociale, elle réalise que sa passion se trouve dans la recherche. Rentrée en France, elle rejoint le think tank Zenon Research à Paris sur les “climate tech” pour un stage de vulgarisation scientifique sur la décarbonation de l’industrie du ciment.

Malgré un décalage entre son appétence pour la recherche dans les énergies et la dimension urbanisme du master In Situ, Alison a su trouver son intérêt dans l’aspect aménagement du territoire. Elle a apprécié les cours d’aménagement énergétique et la formation transversale sur toutes les thématiques environnementales.

Alison fait son alternance à la direction développement de NaTran, entreprise responsable des réseaux de gaz en France. Elle oriente ses missions vers la R&D avec deux travaux d’enquête : un sur l’acceptabilité sociale de la méthanisation et l’autre sur la filière de pyrogazéification (filière de gaz renouvelable). Elle rédige en parallèle son mémoire sur les projets hydrogène dans les zones industrialo-portuaires. Entre son M1 et son M2, elle effectue un autre stage de recherche au laboratoire CRESAT de l’Université de Haute Alsace à Mulhouse sur l’hydrogène. Elle a ainsi construit une vraie continuité et une vision assez complète des filières de gaz renouvelable et bas carbone.

Son doctorat

Alison est aujourd’hui doctorante en sciences du territoire en urbanisme mention aménagement. Depuis décembre 2024, elle poursuit une thèse CIFRE, c’est-à-dire financée par le privé. Elle possède donc le double statut de doctorante et de salariée. Elle travaille au laboratoire PACTE de Grenoble sous la direction de Gilles deBizet avec le co-encadrement de Jonas Pigeon côté ENGIE Lab Crigen. Elle est aussi intégrée dans un projet de l’Agence nationale de la recherche, le PROSPER-H2 porté par le CEA de Grenoble, ENGIE Lab Crigen et le CNRS.

Alison a découvert l’offre pour sa thèse en fin de M1. Elle a contacté les responsables de l’offre dès l’été pour montrer son intérêt, mais ne pouvait s’engager avant d’avoir fini sa formation. La thèse ayant été prise par un autre candidat, elle demande à Jonas Pigeon, l’un des responsables de l’encadrer pour son mémoire de M2. Au terme de son M2, ce dernier lui annonce qu’il y a eu un désistement et lui propose le poste. 

Sa thèse porte sur la territorialisation des technologies légères de production d'hydrogène, et plus particulièrement sur les cellules photoélectrochimiques. C’est un procédé encore au stade de développement laboratoire, prévu pour 2050-2060. Le rôle d’Alison est de réfléchir aux futurs usages et applications par le prisme de la territorialisation future. Elle apprécie cette jonction entre les connaissances et compétences développées en classe préparatoire et à Sciences Po. 

Je suis aussi au croisement de la géographie et de la sociologie des sciences et techniques. En sciences et techniques, on va s'intéresser à l'objet en lui-même. Je mobilise aussi beaucoup tout ce qu'on appelle les promesses socio-techniques, donc les promesses que vont formuler les développeurs.

En doctorat, il n’y a ni jour ni semaine type. Les missions sont très variées et dépendent beaucoup du calendrier dans l’année. Il faut toujours jongler entre le travail bibliographique, le travail de terrain, le travail d'analyse et la rédaction des articles. Outre les capacités de synthèse, de lecture et de recherche que l’on apprête aux métiers de la recherche, il faut aussi savoir être flexible, organisé et extrêmement motivé pour consacrer tant d’heures au même sujet. Ce travail demande aussi beaucoup de compétences sociales. Ses semaines et mois se composent de réunions, de séminaires de colloques auxquels elle participe ou qu’elle organise. Elle prépare aussi des cours de manière ponctuelle notamment à Sciences Po Rennes.

Ce que Sciences Po Rennes lui a apporté

La formation Sciences Po Rennes lui a donné une flexibilité et une capacité d’adaptation utile pour rapidement comprendre les sujets qui lui sont présentés. 

La recherche, ça mobilise énormément de compétences très variées et pour le coup, je trouve que Sciences Po nous apprend bien à faire ça. Parce que je vois ma rapidité de travail, à quel point je peux passer d'un sujet à l'autre sans problème. Et je trouve que Sciences Po, ça m'a bien aidé.

Elle a aussi développé de grandes capacités relationnelles et communicationnelles, domaines qui la mettaient en difficulté avant son entrée dans l’école.

Maintenant, pour moi, c'est très naturel. Quand il faut parler à des gens qui sont haut placés, qui ont des responsabilités, j'y vais sans problème. Il n’y a plus cette appréhension.

Alison se rappelle avec bonheur de ses fortes amitiés créées à Sciences Po, notamment lors d’un voyage en bateau à voile jusqu'à Samso avec certains membres de l’équipe enseignante et administrative. Elle a été marquée par la vue des plateformes gazières, des champs d’éoliennes marines et des berges nordiques. 

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