Portrait d'intervenant

Andra Riandita

Intervenante, Post-Doctorante
© Andra Riandita

Post-doctorante en Innovation & entrepreunariat et spécialiste des start-ups vertes, Andra Riandita travaille à l’université de Stavanger (Norvège) et est intervenue auprès des étudiantes et étudiants du master ORIT (Organisation Responsables et Impacts Territoriaux). Elle a reçu des bourses d’excellence couvrant l’intégralité de ses études supérieures. Son parcours international l’a conduite à vivre et travailler en Indonésie, en Suède, en Italie, en France, en Irlande au Japon et en Norvège des pays qui ont tous, à différents moments de sa vie, façonné sa vision globale de la durabilité. 

Son parcours

Andra est née et a commencé ses études en Indonésie. À la fin de sa licence en Sciences de la vie et des technologies, elle effectue une année d’échange au Japon, expérience à l’étranger déterminante pour la suite de sa carrière. Voulant étudier en Europe, elle a découvert les masters du programme Erasmus Mundus Masters, qui permettent aux élèves de changer chaque semestre de pays tout en recevant des bourses. Ce master lui a servi de pont entre le champs des sciences naturelles et le management industriel. Pendant sa dernière année de master, elle choisit de retourner un temps en France, pour un cursus à Agroparistech dans sa nouvelle spécialité : l’innovation et le design de produit dans le secteur alimentaire.

Étudier à l’étranger et découvrir tant de cultures et d'endroits a beaucoup influencé le parcours de vie d’Andra, autant sur le plan professionnel que personnel. Elle a sans cesse côtoyé des collègues et amis internationaux, ce qui l’a beaucoup aidée à développer sa souplesse, son ouverture d’esprit et sa curiosité.

Elle décide d’élargir ses sujets de recherche pour sa thèse, un projet lui financé par l’Erasmus Plus EDIM (Doctorat européen en management industriel). Elle faisait partie de deux universités dans deux pays différents, alternant entre le KTH Royal Institute of Technology de Stockholm et Politecnico di Milano. Au terme de son doctorat, elle rejoint  l’Université de Stavanger (Norvège) pour un post-doctorat, emploi qu’elle occupe encore.

Ses domaines de recherche

Andra est actuellement enseignante-chercheure. Trois mots clés définissent son travail en enseignement comme en recherche : innovation, entrepreneuriat et durabilité. Son travail de chercheur se compose de trois activités : l'analyse de données, l’écriture de papiers scientifiques et la coordination avec ses collaborateurs. Cette dernière partie est selon elle souvent sous-estimée.

Souvent les étudiants pensent que la recherche est un travail solitaire, que je suis seule dans mon labo. Mon travail, c’est tout sauf ça. Dans tous mes projets de recherche, je collabore beaucoup avec [...] les fondateurs et managers des startups ou des entreprises.

Andra étudie les partenariats entre les start-up et les grandes entreprises pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux. Elle s’intéresse à la manière dont les start-up vertes sont un moteur d’innovation dans la transition vers la durabilité. Comment elles peuvent aider  les grandes entreprises, dont la taille et la position dominante incitent à l’inertie par leur créativité et leur dynamisme. Elle s’intéresse aussi aux récits véhiculés autour de ces start-up, comme l’idée reçue voulant que les entrepreneurs verts seraient plus motivés par le profit que par des valeurs environnementales et sociales. Récit qu’elle déconstruit et réfute dans ses recherches, ayant pu constater les valeurs qui animent ce groupe.

Elle s’intéresse principalement aux startups qui sont nées pour répondre à des besoins sociaux ou environnementaux précis, qui répondent aux objectifs de développement durable donnés par l’ONU. Elle cite par exemple Too Good To Go pour le secteur alimentaire et Vinted pour le textile, mais s'intéresse aussi à des initiatives plus locales et moins connues. 

L'entreprenariat et l’innovation, ce sont des personnes qui trouvent une solution pour adresser un problème spécifique, puis qui en produisent de la valeur. Et cette valeur n’est pas seulement financière, mais aussi sociale et environnementale. Et c’est ça qui me rend aussi enthousiaste [...] de voir ces gens collaborer et contribuer à améliorer la société.

Selon Andra, il est capital d’entretenir sa curiosité et son enthousiasme pour travailler en tant que chercheur. Mais les compétences sociales sont souvent trop sous-estimées. C’est grâce à elles que l’on peut trouver et mener des entretiens avec des partenaires de recherche, mais aussi trouver les opportunités parmi les plus intéressantes. 

C’est par exemple grâce à sa rencontre avec Gaëlle Petit, il y a 15 ans, lors de son master en France, qu’elle est venue cette année faire une intervention au Campus de Caen pour le master ORIT.

 

S’il y a une chose que j’aimerais souligner, c’est que développer, ou au moins entretenir, de bonnes relations avec les gens et son réseau est peut-être tout aussi important que de faire du bon travail. Quand on est étudiant, on se concentre beaucoup sur les examens, alors que les opportunités viennent davantage de son entourage.

Son intervention à Sciences Po Rennes

Andra Riandita est venue passer une semaine au Campus de Caen pour donner des cours aux étudiantes et étudiants de M2 du master ORIT. Elle a proposé des ateliers sur l'entrepreneuriat durable, et a beaucoup apprécié l’exercice de la création par équipes étudiantes d’un mini projet entrepreunarial. Elle est aussi venue faire des conférences, notamment une conférence intitulée “Petites start-up, grands impacts” : les start-ups vertes sont-elles un moteur de la transition ?” dans le cadre du programme de l’Agora des transitions du Campus de Caen. Elle en a aussi profité pour explorer les opportunités de collaboration pour ses recherches avec l’école.