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Les axes de recherche

La Bretagne constitue une base privilégiée pour développer et structurer scientifiquement, et de manière contextualisée, l’observation et l’analyse de ces mutations d’action publique et pour accompagner de manière réflexive et évaluative les recompositions politico administratives qu’elles engendrent.

En effet, sur cet espace cohabitent ouverture et ancrage identitaire, réseaux fortement coopératifs et protestations relativement inédites (bonnets rouges, NDDL…), modes de travail s’émancipant des frontières partisanes et clivages au sujet des redécoupages territoriaux, implication volontariste dans les collaborations avec l’Etat central et controverses concernant les évolutions institutionnelles véritablement nécessaires.

Après avoir été discutés en commission scientifique, les statuts de la Chaire « Territoires et mutations de l’action publique », présentés par Romain Pasquier, ont été validés lors du Conseil d’administration du 11 mai 2015.

 

Objets de travail

Le terrain breton permet d’embrasser nombre d’enjeux de la gouvernance territoriale contemporaine :

  • «Les échelles territoriales de la gouvernance »

Régionalisation, métropolisation, intercommunalité sont au cœur de la réforme territoriale. De ce point de vue, la Bretagne plus que toute autre région a sans doute les moyens d’inventer un nouveau modèle territorial qui allie efficacité et démocratie.

  • « Attractivité et cohésion»

L’attractivité est devenue le référentiel dominant des politiques territoriales avec le risque de laisser dans l’ombre les enjeux de cohésion et de solidarité. La spécificité du modèle breton en termes de maillage urbain, de dynamiques de développement local peut, là aussi, permettre une réflexion innovante sur le couple attractivité/cohésion.

  • « Transition énergétique et gouvernance territoriale»

La transition énergétique est une donnée incontournable des politiques territoriales contemporaines. Elle transforme déjà les modes de gouvernance et les modes de décision publique. Dans un pays marqué par la verticalité de l’action publique, la transition énergétique suppose des modes d’organisation et de décision plus horizontaux plus participatifs qui questionnent nos modèles traditionnels d’administration publique.

  • « Participation et démocratie locale»

Le désintéressement de nos concitoyens pour la chose publique interroge et inquiète. Là encore, les traditions de coopération et de dialogue propres au territoire breton doivent nous amener à réfléchir à l’expérimentation, en Bretagne, de nouvelles formes de démocratie participative (jury citoyen, budget participatif par exemple).

  • « Expertise et management»

Ces évolutions institutionnelles et socio-économiques ne doivent pas masquer les enjeux de gestion interne. Les collectivités territoriales et les établissement publics en général doivent faire face à un processus de rationalisation et de mutualisation des moyens de longue durée qui doivent nous interroger sur le développement des compétences managériales et des professionnalités, aussi bien chez les élus que chez les cadres de l’administration territoriale.

 

 

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