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La promotion du grade Master GENFUT au congrès de l’UICN à Marseille.

par Romain Olliéro

Les étudiantes et étudiants du master GENFUT au congrès de l'UICN du 3 au 11 septembre dernier à Marseille avec quelques-unes des personnes qui les ont inspirés :

De gauche à droite, en haut : Emilie Gaillard, Michel Durousseau (SFDE), Pr. David Forman (Université Hawai'i), Agnès Michelot (SFDE), Pr Nicholas Robinson (ICEL), Sullyvan Henrio, Delphine Blanchard, Olivia Richard, Philippine Dutailly, Eduardo Fruleux, Pr Victor Tafur (ICEL).

De gauche à droite, en bas : Isabelle Michalet (SFDE), Laura Paquemar, Samira Ben Ali, Anna Lannuzel.

 

« Le cursus du nouveau parcours Générations futures et transitions juridiques est en pleine adéquation avec la réalité de la diplomatie juridique et environnementale ». Les étudiantes et les étudiants de ce nouveau Grade-master qui ont accompagné Emilie Gaillard, maître de conférence en droit de l’environnement, à Marseille ont pu en prendre toute la mesure. Un déplacement réalisé avec le soutien de Sciences Po Rennes et l’institut Open Diplomacy. Le congrès de l’UICN, qui a lieu tous les quatre ans (de retour en France après 70 ans), représente une expérience reine dans le parcours des huit étudiantes et étudiants de la promotion, intéressés par les disciplines du droit et les négociations sur l’environnement ou de la santé dans un perspective transgenerationnelle.

Une découverte riche en moments marquants, comme la participation des élèves à l’organisation d’un pré-colloque de la Chaire d’excellence « Normandie pour la Paix », et la présentation de cette dernière dans un colloque de l’UICN WCEL (World Commission on Environmental Law). Mais aussi la participation à beaucoup de conférences et groupes de travaux autour de la négociation juridique environnementale. 

« La jeunesse a tout à fait le droit de parole dans ces réunions »

Les étudiantes et étudiants de la promotion retiennent eux-aussi de nombreux moments, comme les échanges avec les peuples autochtones, « C’est la première fois que les peuples autochtones ont un droit de vote » nous renseigne Sullivan. Mais aussi les chants traditionnels et la confection de bracelets qui furent « des moments hors du temps » pour Philipine.

Eduardo lui, retient « les temps de travaux aux côtés d’étudiants de l’université de Hawaï visant à la création d’une commission sur la crise climatique au sein de l’UICN ».

Ce congrès était un moyen de croiser les regards (parfois nouveaux) sur les politiques de protection de la biodiversité avec « la prise en compte de la vision des autochtones […] Cela pose la question de l’intégration de nouveaux termes » avancent-ils.

Toutes et tous insistent aussi sur « les rencontres informelles qui permettent aussi d’échanger et d’amorcer des changements ». Une promotion particulièrement sensible aux questions et enjeux écologiques d’aujourd’hui et de demain, au croisement du local et de l’international. « Cela est une réelle chance pour nous de mettre en pratique nos apprentissages, de rencontrer des professionnels ainsi que de faire connaître notre formation à l'international ».

Émilie Gaillard souligne l’intérêt d’une telle formation « au cœur des mutations du droit et surtout une grande immersion dans les problématiques environnementales », et de cette édition « le vote d’une motion qui permet aux collectivités territoriales de devenir adhérent à l’UICN. Ce qui permet d’élargir les débouchés pour celles et ceux souhaitant travailler à ces questions au sein d’organismes publics ».

Les étudiantes et étudiants se disent ravis et reconnaissants pour leur participation à cet événement qui a permis une véritable immersion pédagogique et de belles rencontres qui les guideront dans leur futur parcours.

 

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