cours quatrième année

Histoire : La fabrique culturelle

Infos

Discipline : Histoire
Nom de l’enseignant : Claire TOUPIN-GUYOT
Nombre d’heures : 48H - Semestre 1 Semestre 2
Nature et forme de l’épreuve : CT - Ecrit/oral -H
ECTS : / cursus international : CT + soutenance ETCS 18
Code Erasmus : UFCES61U

Descriptif :

« Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cette chose que je voudrais tant penser. (...) Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant »

Michel Foucault, Dits et écrits, Gallimard, 1978

« La Fabrique culturelle » est une formation ouverte aux étudiants qui souhaitent comprendre les principales caractéristiques culturelles du monde contemporain. Si le séminaire se veut un lieu de formation théorique, il est tout autant un espace d’apprentissage de la démarche de la recherche (chaque étudiant choisit un sujet et le transforme en objet scientifique), un espace de mise en oeuvre d’outils pour acquérir des compétences rédactionnelles et enfin un lieu de rencontres avec des acteurs culturels. La rédaction d'un mémoire, le dialogue avec des professionnels de la culture comme les séances sur les enjeux culturels actuels, remis dans une perspective historique et théorique, permettent de préparer au mieux l'intégration dans un M2 spécialisé dans le domaine culturel.
Chacun est invité à développer une capacité d’analyse plurielle sur les produits, les pratiques et les enjeux culturels mais aussi, par la rédaction du mémoire, à s’approprier individuellement un thème pour en restituer enjeux et problèmes.
Le séminaire est une formation à numerus clausus. Les étudiants souhaitant l’intégrer doivent me faire parvenir leur CV, leurs résultats académiques depuis le Bac, leur projet professionnel et, s’ils le peuvent, le thème culturel qu’ils souhaitent développer dans leur mémoire.

Exemples de sujets menés par des étudiants :

  • Les rencontres Transmusicales de Rennes : incarnation et symbiose territoriales ;
  • Le festival Premiers plans d’Angers : entre inscription territoriale et ambitions européennes ;
  • Friches et réaménagement urbain : enjeux cultures et urbanistiques de deux ZAC rennaises ;
  • Le projet Darwin : des friches au quartier. Exemplarité et réinvention urbaine ;
  • La musique techno en France :intégration d’une contreculture et processus de légitimation ;
  • Art total et oeuvres d’art totales : représentations et redéfinition d’un idéal esthétique (2000-2001) ;
  • Le Royal de Luxe du local au global : ambitions culturelles et marketing territorial ;
  • Représentations, légitimations et redéfinitions d’un art hors normes : l’art brut ;
  • La crête de Vimy : les enjeux mémoriels d’un territoire ;
  • Lois mémorielles, récit national, juste mémoire ; Des artistes et des territoires : Palestine et Palestinités ;
  • C’est quoi ce cirque ! Identité et reconnaissance. Le cirque contemporain en Bretagne ;
  • A la recherche d’un patrimoine commun. Les Itinéraires culturels européens en Europe et en Bretagne ;
  • L’art dans les chapelles en centre Bretagne. Ruralité, art contemporain et patrimoine religieux (2009-2013) ;
  • Un monument malgré lui : parcours du Palais des sciences dans l’espace public rennais ;
  • La musique contemporaine. Dissonances et échos des politiques culturelles ;
  • La Bretagne, terre de documentaires : décentralisation et identité régionale (2004-2014) ;
  • Les usages des psychotropes au cinéma : entre récits, réalités et représentations oniriques ;
  • Les cinémas d’art et essai à Nantes : mutation d’une exploitation cinématographique plurielle (2002-2012) ; Travelling, festival de cinéma de Rennes : diffusion culturelle et logique événementielle ;
  • Le Main square festival : un événement musical entre inscription régionale et rayonnement international (2004-2014) ;
  • Du caf conc. au café culture : le café-concert rennais entre contraintes et nécessité de conversion ;
  • Le cinéma indépendant américain : entre emprise hollywoodienne et émancipations avant-gardistes ;
  • Les corps dansants entre patrimonialisation et hiérarchisation ;
  • Du rap aux raps : une contre-culture entre street credibility, instrumentalisations politiques et intégration marchande (2010-2013) ;
  • « Arts premiers » altérité, diversité, muséographies ;
  • Paris capitale de la mode : construction du savoir-faire et remise en question du mythe de la ville-lumière ;
  • La petite robe noire : construction d’une envie ;
  • Le Cargo et la presqu’ile de Caen : équipement culturel et reconversion de friche industrielle ;
  • Des poudrières aux paillettes. Le festival du film de Sarajevo : d’un acte de résistance à un rendez-vous incontournable ;
  • Restaurer et faire connaître les films anciens : la nouvelle vie du patrimoine cinématographique ;
  • « Si tu ne viens pas à l’opéra, l’opéra viendra à toi ». Les diffusions d’opéras au cinéma ;
  • La culture rennaise au coeur du laboratoire numérique : ambitions et expérimentations d’une métropole ;
  • Le FRAC de Bretagne, un archétype en mouvement, 2001-2013 ;
  • Le festival du cinéma de Deauville : d’une ambition municipale à une reconnaissance internationale ;
  • L’édition de création. Le livre d’artiste dans le paysage éditorial rennais ;
  • Le mécénat d’art contemporain. Les
    nouvelles ambitions des fondations privées ;
  • Graffiti et Street art. Institutionnalisation de l’art urbain : l’exemplarité du territoire rennais ;
  • La mode, un objet d’art. La reconnaissance de la légitimité artistique du vêtement de créateur à travers sa mise en exposition ; Incarcérations et actions culturelles…

Bibliographie :

Non renseignée