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VSS : Portrait de Marlène Abondo et François Lavallière

par Olliero

Marlène Abondo Psychiatre et médecin légiste et François Lavalliere, magistrat et enseignant à Sciences Po Rennes

 

La docteure Marlène Abondo et le magistrat François Lavallière ont introduit en fin de semaine la formation pluridisciplinaire relative aux violences sexistes et sexuelles (VSS) destinée aux étudiantes et aux étudiants de Sciences Po Rennes. Le programme se déroule sur trois semaines.


Cette formation est une des actions phares du plan de lutte contre les VSS élaboré avant l'été, après une large concertation (organisée de février à juin 2021). François Lavallière, magistrat et enseignant à Sciences Po Rennes, ainsi que la docteure Marlène Abondo ont été les premiers à intervenir jeudi et vendredi derniers auprès des étudiantes et étudiants de 1ère et 2ème années. Ces conférences ont marqué le début des modules de formation pluridisciplinaires contre les VSS.


L'originalité de cette formation ? Transmettre des connaissances transversales aux étudiantes et aux étudiants, en faisant travailler ensemble des professionnels de différentes disciplines : « quand on met des acteurs pluriels ensemble, on à tout à gagner ! ». Médecins, soignants, juristes, associations ou structures d'accompagnement de victimes, ils sont nombreux à avoir répondus présents : « toutes les personnes que j'ai sollicitées ont dit oui, certaines ne pouvaient pas pour des raisons d'agenda ». L'ensemble des contenus a été élaboré de façon collégiale avec une approche pluridisciplinaire.

 

Psychiatre et médecin légiste, Marlène Abondo met l'accent « sur les éléments de langage qui sont aujourd'hui porteurs de beaucoup d'implicites. "Il n'y a pas un stéréotype de VSS, on les voit partout, il faut savoir mieux les appréhender pour mieux les juger, pour éviter que ça se reproduise." François Lavallière abonde : "je suis persuadé que si les étudiants connaissaient mieux le droit et leurs propres préjugés, leurs propres biais, on éviterait bien des infractions." Cette formation, il l'a imaginée comme « une continuité entre mes engagements dans l'enseignement, mes convictions personnelles sur la nécessité d'assurer de la prévention et de l'éveil des consciences ».

 

L'interaction n'est pas tout à fait la même selon les promotions : François Lavallière a rencontré "des étudiants de 1ère année intéressés, mais qui découvraient un monde […] aujourd'hui devant l'amphi de deuxième année, les étudiants savaient très bien de quoi on parlait […] Ils ont un référentiel maintenant, ils ont une expérience ». Cette conférence sera suivie de conférences de méthodes, afin de permettre aux étudiantes et aux étudiants d'échanger sur ces sujets en petits groupes, accompagnés par des professionnels. 

 

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